Réhabilitation des anciennes décharges communales de Maine-et-Loire
Contexte de réalisation
Par le passé, dans tous les départements, des "décharges municipales" ont été mises en place. Ces dépôts étaient à l’origine destinés à accueillir les déchets ménagers de la commune mais, en pratique, d’autres déchets (déchets de l’activité artisanale, dépôts sauvages, etc.) ont pu également être déposés. De plus, la plupart de ces décharges ont été mises en place sans prendre en compte leur impact sur l’environnement (pas de confinement, pas de système de collecte de lixiviats ou de biogaz). Depuis, ces anciennes décharges ont été fermées et des procédures de réhabilitation ont été plus ou moins engagées en fonction des sites.
Dans le département du Maine-et-Loire, ces décharges ont fait l’objet d’un inventaire et d’un suivi (ARS, ADEME, DDT). Ce sont 29 sites qui ont été identifiés comme présentant, a priori, un risque fort en termes d’impact potentiel sur les eaux souterraines et/ou superficielles, 2 ont déjà fait l’objet d’une expertise par le BRGM (2006).
Objectifs
A partir des différentes sources de données disponibles (rapports, données publiques,…), il apparaissait nécessaire de faire un état des lieux uniforme pour proposer des solutions de réhabilitation proportionnées aux impacts, notamment en ce qui concerne les eaux souterraines et les milieux naturels.
Programme des travaux
Pour chacun des sites sélectionnés, une analyse et une évaluation du contexte et des impacts ont été réalisées sur la base d’une collecte des données existantes (ARS, DDT, rapports de bureaux d’études, cartes géologiques…) accompagnées par une recherche d’informations complémentaires et des visites de terrain.
Résultats obtenus
Ce travail a permis d’affiner et d’étayer les informations disponibles, notamment en ce qui concerne les impacts sur les eaux souterraines et de les compléter par une analyse des mesures à prendre et de la réhabilitation à réaliser.
Pour chacun des 27 sites, une fiche a été réalisée. Cette fiche reprend la localisation, l’historique, le contexte naturel de chaque site ainsi qu’une évaluation des impacts potentiels sur les eaux souterraines et les eaux de surface et un avis sur le réaménagement.
Ainsi, sur les 4 points essentiels de réhabilitation, le constat suivant peut être dressé :
- intégration paysagère : une intégration paysagère a été réalisée sur toutes les anciennes décharges concernées par cette étude, après recouvrement de terre végétale pour la majorité d’entre elles ;
- minimisation des impacts : sur les 27 décharges, seules 5 d’entre elles possèdent une couverture argileuse ;
- servitudes : dans l’ensemble, les sites des anciennes décharges sont considérés comme des «terrains naturels » destinés à le rester ;
- suivi à moyen et long terme : aucun suivi des eaux souterraines et des eaux superficielles n’a été mis en place.
A partir de ces constats, il est proposé de laisser certains sites en l’état, soit parce qu’ils ont déjà été réhabilités au mieux, soit parce que les enjeux et le potentiel polluant sont faibles. Pour d’autres sites, des vérifications (enjeux, impact, couverture argileuse) sont proposées afin de mieux évaluer le besoin ou non de réhabilitation et/ou de suivi. Enfin, pour quelques sites, une réhabilitation incluant la mise en place d’une couverture argileuse est proposée, car cela apparaît préférable ou indispensable, eu égard aux enjeux environnementaux.
Partenaires
ADEME
ARS
Conseil Général et DDT du Maine-et-Loire