Le projet européen Water and Territories – WAT

Le projet européen Water and Territoires (WAT) avait pour objectif de mutualiser les connaissances en matière de gestion intégrée de la ressource en eau et d’aménagement du territoire. Le volet confié au BRGM Aquitaine visait à évaluer la pertinence de la récupération de l’eau de pluie pour tous les types d’usages et son impact sur la ressource en eau sur le bassin versant de la Pimpine situé dans l’Entre-Deux-Mers en Gironde (33). Il a permis de montrer que la récupération de l’eau de pluie est à favoriser mais ne peut, à elle seule, permettre de réduire la demande en eau à un seuil correspondant au bon état quantitatif.

Drapeau de l'EuropeContexte de réalisation

Le projet européen Water and Territories (WAT) piloté par le Conseil Général de la Gironde, est une coopération transnationale INTERREG inscrit dans la programmation 2007-2013 de l’espace sud-ouest européen (SUDOE). 

Objectifs

Il avait pour objectif de mutualiser les connaissances en matière de gestion intégrée de la ressource en eau et d’aménagement du territoire, et de proposer des solutions stratégiques pour une bonne gestion des ressources en eau, en intégrant les acteurs et les outils de l’aménagement du territoire.

 

Dans le cadre de ce projet, le Conseil Général de la Gironde s’est associé au Département de l’Hérault et à EPIDOR (EPTB Dordogne), à 5 collectivités espagnoles et portugaises, ainsi qu’à 14 partenaires (établissements publics et organismes de gestion de l’eau) dont le BRGM, pour étudier les synergies possibles entre politique d’aménagement du territoire et politique de l’eau sur 7 bassins versants.

 

Localisation des bassins versants tests du projet WAT

Programme des travaux

Le volet confié au Service Géologique Régional Aquitaine par le Conseil Général de la Gironde visait à évaluer la pertinence de la récupération de l’eau de pluie pour tous les types d’usages et son impact sur la ressource en eau sur le bassin versant de la Pimpine, situé dans l’Entre-Deux-Mers en Gironde (33). 

 

Le choix de ce territoire d’une superficie restreinte (52 km²) a été conditionné par la coexistence de plusieurs problématiques. Le bassin versant de la Pimpine a en effet connu lors de ces vingt dernières années une urbanisation grandissante ainsi que des épisodes de sécheresse et d’inondations. Le cours d’eau présente aussi une qualité d’eau peu satisfaisante en raison de pollutions domestiques. Le bassin versant est enfin implanté au sein du « domaine minéralisé », secteur où la nappe de l’Eocène présente une minéralisation plus élevée qu’ailleurs.

Résultats obtenus

Au final, il est apparu que la récupération d’eau de pluie était une solution économiquement intéressante du point de vue des ménages, quand elle est mise en place pour les usages intérieurs et extérieurs en substitution de l’eau potable. La taille optimale des cuves est d’un m3.

 

Les contraintes techniques de la mise en place d’un réseau à l’intérieur de la maison peuvent cependant être importantes. Il semble donc pertinent de favoriser l’installation de tels dispositifs dans les nouvelles constructions. 

 

En termes de potentiel de réduction de la consommation, il faudrait un très fort taux d’adoption de la mesure par les ménages (plus de 80 % des maisons) pour que les VMPO (Volumes Maximum Prélevables Objectif) du SAGE Nappes Profondes de Gironde soient respectés à l’échelle du bassin versant. La récupération de l’eau de pluie ne peut donc, à elle seule, permettre de réduire la demande en eau à un seuil correspondant au bon état quantitatif.

 

Du point de vue de l’impact sur le milieu naturel, les volumes maxima récupérables sur le bassin versant représentent un volume compris entre 820 000 et 835 000 m3  soit 2.2 % des pluies totales (station locale ou scénario du GIEC).

 

La présence de bassins écrêteurs de crue et les rejets d’effluents de STEP, qui sont effectués dans la Pimpine et ses affluents, ont rendu la modélisation du fonctionnement de l’hydrosystème délicate. L’approche menée au moyen du logiciel TEMPO a toutefois permis de montrer que le débit de la Pimpine était, a priori, exclusivement lié aux apports de la nappe et aux rejets des STEP lors de la période estivale. Le reste de l’année, ces derniers représenteraient en moyenne 58 % des apports.

 

La poursuite des enregistrements piézométriques sur le bassin versant sur une période de 3 à 4 ans, ainsi que la prise en compte des rejets de STEP (sous forme de débits journaliers) est recommandée si l’on souhaite améliorer la robustesse des résultats.

Partenaires

FPTB Dordogne

EPIDOR

Conseil Général 33

RAPPORTS PUBLICS

  • BRGM/RP-58786-FR - "Projet Water and Territories. Application au bassin versant de la Pimpine (33). Etat des connaissances. Rapport intermédiaire" - Télécharger le rapport
  • BRGM/RP-60385-FR - "Projet Water and Territories. Application au bassin versant de la Pimpine (33). Complément de caractérisation du bassin versant. Rapport final" - Télécharger le rapport
  • BRGM/RP-59518-FR - "Projet Water and Territories. Application au bassin versant de la Pimpine. Les outils de la maîtrise de la demande en eau. Rapport intermédiaire" - Télécharger le rapport
Dernière mise à jour le 22.04.2013