Mémentos substances et intelligence économique

Le BRGM, acteur majeur dans les ressources minérales, a pour objectif de relancer les activités de veille économique générale en participant à des groupes de travail sur les ressources minérales, au niveau national et européen.

Contexte de réalisation

Dans le domaine des ressources minérales, l’année 2010 apparait constituer une nouvelle étape pour l’établissement. Après deux décennies de ralentissement de l’activité concernant ce domaine, diverses actions inversent cette tendance, comme le souligne le premier chapitre du contrat d’objectifs entre l’Etat et le BRGM, dédié aux ressources minérales. Un autre signe fort est donné par la création de l’ENAG qui est destinée à former des cadres supérieurs dans le domaine de l’exploitation et la gestion des ressources minérales.

 

Le BRGM assure la fonction d’observatoire national de l’industrie minérale, au travers d’actions de capitalisation et de diffusion des données ainsi que des études de prospective.

Objectifs

L’objectif a été de relancer les activités de veille économique générale, à travers une participation à des réunions au niveau national et européen. Le BRGM a ainsi été sollicité pour participer à divers groupes de travail sur les approvisionnements en ressources considérées comme stratégiques (matières premières nécessaires aux industries).

 

Matières premières pour l’énergie

Programme des travaux

Signe que ce domaine redevient un enjeu stratégique et économique, le MEDDTL a financé la réalisation par le BRGM de monographies concernant 9 substances minérales. Par ailleurs, au niveau européen, le BRGM a participé aux travaux de deux groupes de travail sur la thématique Ressources Minérales. L’un d’entre eux a évalué la criticité relative en termes d’approvisionnement pour l’industrie européenne de 40 substances minérales.

Résultats  obtenus

Sur les 40 substances minérales retenues par le groupe, 14 présentent une criticité particulièrement élevée : terres rares, platinoïdes (PGM), germanium, niobium, tungstène, graphite, feldspaths, tantale, magnésium, gallium, Indium, cobalt, antimoine et béryllium. Les causes sont multiples : par exemple, pour les terres rares, ce n’est pas leur rareté géologique qui fait problème mais le fait que 97 % de la production provient d’un seul pays : la Chine.

 

A l’inverse, le platine et le palladium (PGM) sont rares et précisément localisés sur quelques zones géographiques. On peut aussi noter que certaines de ces substances ne sont pas des métaux (fluor par exemple) et leurs marchés obéissent à des règles différentes. 

Dernière mise à jour le 22.04.2013