La géothermie, patrimoine énergétique des Caraïbes
Exploiter le potentiel géothermique de la Dominique
Dépourvues de ressources énergétiques fossiles, les îles volcaniques de l’arc antillais ont un atout : les eaux qui circulent à grande profondeur dans leur sous-sol peuvent atteindre 250°C.
La vapeur qu’elles produisent en remontant vers la surface est à l’origine, à Bouillante (Guadeloupe), de la première centrale géothermique française, qui fournit environ 6% des besoins de l’île en électricité. Cette expérience réussie a valu au BRGM et à sa filiale CFG Services d’être acteurs des projets Geo-Caraïbes (financé par l’Organisation des États américains) puis Géothermie Caraïbes (cofinancé par l’Europe), entre 2005 et 2010.
L’objectif est d’exploiter le potentiel géothermique de la Dominique. De premières investigations du BRGM, dans les années 1980, avaient en effet mis en évidence le potentiel du champ géothermique de Wotten Waven. Un potentiel particulièrement intéressant puisqu’il pourrait permettre de couvrir 100% des besoins de l’île en électricité (15 à 20 MWe) et d’exporter – via des câbles sous-marins – l’excédent vers les îles françaises voisines.

Campagne d’échantillonnage géochimique des manifestations de surface dans la River Blanc (champ géothermique de Wotten Waven, île de la Dominique). © BRGM.
Le BRGM et CFG Services ont conduit l'étude de préfaisabilité d’un projet de développement, avec des travaux d’exploration géologiques, géochimiques et géophysiques qui ont abouti à un modèle du réservoir géothermique et à l’évaluation de ses capacités estimées entre 100 et 150 MWe. Ils ont ensuite sélectionné les sites des forages d’exploration, élaboré le design préliminaire d’un projet de développement et réalisé une étude économique globale.
Premières étapes de développement
En 2011-2012, des forages d’exploration ont été réalisés sur financement de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Europe. Ils pourraient déboucher sur la mise en exploitation d’une petite unité (10 à 15 MWe). Il s’agira de tester le réservoir préalablement à la mise en chantier d’une centrale de grande capacité, tout en assurant la fourniture d’électricité au réseau local.
BRGM et CFG Services sont d’ores et déjà sur les rangs pour répondre aux attentes scientifiques et techniques des futurs investisseurs.





