Géodenergies : l’Institut d’excellence sur les énergies décarbonées du BRGM

Lauréat en mars 2012 du 2e appel à projets "Instituts d’excellence sur les énergies décarbonées" (IEED) des Investissements d’avenir, Géodenergies (Géotechnologies pour décarboner les énergies) est porté par le BRGM.
Objectif : favoriser l’émergence de trois filières industrielles sur les énergies décarbonées
L’ambition de l’IEED Géodenergies est de développer les briques technologiques manquantes pour favoriser l’émergence de trois filières consacrées à l’exploitation et à la gestion des ressources du sous-sol au service des énergies décarbonées :
- le stockage géologique de CO2,
- le stockage d’énergie (chaleur, électricité sous forme d’air comprimé ou d’hydrogène),
- la géothermie (très basse, basse et haute énergie).
En favorisant le développement de ces trois filières industrielles, Géodenergies entend répondre à une double ambition :
- la mutation de nos systèmes énergétiques pour lutter contre le changement climatique,
- la gestion responsable et respectueuse de l’environnement du sous-sol.
Plus de 35 partenaires publics et privés
L’IEED Géodenergies, conduit par le BRGM, regroupe plus de 35 partenaires, parmi lesquels :
- 10 établissements publics,
- 25 industriels, dont 5 grands groupes, 7 entreprises moyennes et 13 PME/TPE,
- 2 pôles de compétitivité (S2E2 et AVENIA).
70 millions d’euros, 90 collaborateurs sous 10 ans
L’IEED Géodenergies dispose d’un budget de 70 M€ sur dix ans, dont 15,9 M€ au titre des Investissements d’avenir.
Doté d'un effectif de 40 collaborateurs à son démarrage, l'Institut, implanté à Orléans, devrait compter 90 techniciens, ingénieurs et chercheurs sous dix ans.
Une autonomie financière programmée
Les fonds provenant des investissements d’avenir, mais aussi des agences de financement de la recherche et des industriels, actionnaires ou non, financeront les premières années d’activité.
La production de l’institut permettra de générer de la propriété intellectuelle (brevets) et des connaissances à l’origine du développement des filières visées, portées par les actionnaires.
Géodenergies accédera à une autonomie de financement au terme de quelques années, grâce aux revenus de son activité de recherche-développement et innovation (RDI) pour des tiers, la location d’utilisation des plateformes et les ventes de licences.
Une opportunité pour la France
En fédérant les acteurs scientifiques et économiques des trois filières industrielles visées, l’IEED Géodenergies entend assurer une avance technologique française accrue sur des marchés à fort potentiel.
Les trois grands marchés identifiés (géothermie, stockage d’énergie et stockage de CO2) représentent un potentiel mondial de 36 milliards d’euros d’ici dix ans. Les acteurs français qui construiront leurs offres d’équipements ou de service grâce aux résultats de la recherche de l’Institut Géodenergies aspirent à capter au moins 10 % de ces marchés.
Géodenergies vise également la création d’emplois durables, avec un potentiel de 25 000 emplois directs nouveaux d’ici 2020, dont au moins les deux tiers basés en France.





