Le BRGM lance le projet GUADEM pour la cartographie des ressources géologiques de la Guadeloupe
- Le BRGM, avec le soutien de l’Europe (fonds FEDER), de la Région Guadeloupe, de l’Office de l’Eau Guadeloupe et de l’Etat, va conduire une campagne de géophysique héliportée en Guadeloupe, de mars à avril 2013.
- Au plan national, ce projet s’inscrit dans la mise en oeuvre du Référentiel Géologique de la France et constitue une opération majeure qui servira de modèle pour la cartographie des ressources géologiques des îles volcaniques.
Pour réaliser ces levers, un hélicoptère appareillé d’une antenne de forme hexagonale, survolera à compter du lundi 18 mars, toutes les îles de l’archipel de la Guadeloupe, sous le contrôle de l’Aviation Civile, à très basse altitude (environ 50 m), à l’exception des zones urbanisées (voir détails et visuels dans le dossier de presse ci-joint).
De manière analogue aux procédés d’imagerie médicale, le BRGM examine le sous-sol grâce à deux méthodes de mesure : l’électromagnétisme et le magnétisme. Cette double mesure permet de collecter l’empreinte des roches et de dévoiler le sous-sol jusqu’à au moins 200 mètres de profondeur.
Les résultats de la campagne de géophysique sont attendus pour la fin 2013.
Ce projet de cartographie du BRGM permettra la production de nouvelles données scientifiques et doit ainsi contribuer à proposer des réponses adaptées aux différents enjeux du développement durable du territoire guadeloupéen.
Outre l’amélioration des connaissances du sous-sol et de l’environnement de l’archipel (identification des nappes d’eau souterraine, des ressources géothermiques, des matériaux), cette cartographie permettra notamment la localisation du contact eau douce/eau salée (prévenir l’évolution du biseau salé – voir encadré ci-dessous) et l’amélioration de la protection des populations vis-à-vis des risques naturels (glissement de terrain, retrait gonflement des sols argileux, identification des grandes failles pouvant générer des séismes superficiels).
Des levers pour mieux prévenir et lutter contre la pollution saline des eaux douces
La surexploitation et/ou la mauvaise gestion de l’eau souterraine en bordure du littoral et des rivières où l’eau salée est susceptible de provoquer une pollution de la nappe d’eau douce par remontée de l’eau salée dans les nappes phréatiques côtières. Cette pollution, quand elle est établie, est pratiquement irréversible. Ces levers permettront donc de déterminer de manière plus précise la zone de contact eau douce/eau salée au niveau des côtés, plus communément appelé "biseau salé" par les scientifiques.
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