"Le BRGM au centre de la future cartographie géologique"

Interview de Didier Bonijoly, directeur adjoint des Géoressources au BRGM. Après le programme de la carte géologique, le Référentiel géologique de la France propose une représentation 3D du sous-sol.

portrait_d-bonijolyEn 2011, vous avez lancé le nouveau Référentiel géologique de la France. Un programme que vous dites "stratégique"…

Le programme de la carte géologique de la France, qui a permis de décrire la géologie de notre territoire national, a été lancé à des fins de développement industriel et minier… sous Napoléon III. Et les informations exploitables aujourd’hui proviennent de données établies sur une période de plus de soixante ans ! Vous imaginez les problèmes que pose ce "vieux" Référentiel géologique de la France. Il est hétérogène, en partie obsolète avec des informations parfois incohérentes, et il ne prend en compte que les données de surface.

 

Il était alors nécessaire de concevoir un nouveau programme afin de fournir une information géologique 3D, numérique, homogène et cohérente, intégrant la constante évolution des concepts scientifiques et intégrant "en temps réel" les nouvelles acquisitions de données réalisées par l’ensemble de la communauté des géosciences.

 

Un colloque national réalisé en 2011 sous l’égide des ministères de la Recherche et du Développement durable, a donné le coup d’envoi de ce grand programme qui se veut national et fédérateur.

De quelle façon le BRGM aborde-t-il ce programme ?

Ce nouveau programme repose sur un objectif : contribuer au développement et au bien-être de nos concitoyens. Son succès dépendra également pour beaucoup de notre capacité à formaliser notre connaissance dans un format accessible et utilisable par tous. Ceci nécessite des moyens et des compétences variées. C’est le rôle du BRGM que d’organiser cela et de le coordonner. Sur le plan technique, cela pose par exemple des problèmes de gestion de l’information et nécessite un travail transverse avec la DSI du BRGM.

 

Au plan de la méthode, le RGF dessine un concept de travail structurant : collaboratif, il change notamment les relations entre les universités, les industriels et le BRGM.

Le RGF est au coeur de l’activité du BRGM dans les années à venir en matière de géologie ?

Pluridécennal, global et national, le RGF est un vrai enjeu pour le BRGM comme pour le pays. Mais il s’inscrit également dans un contexte européen et mondial où les préoccupations communes favorisent la coopération internationale. Ce qui place naturellement le BRGM au centre de la cartographie géologique du futur.

Dernière mise à jour le 11.03.2013