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BRGM - Etat des nappes d'eau souterraine au 1er avril 2012
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mai 2012
Etat des nappes d'eau souterraine au 1er
mai 2012
Le BRGM publie régulièrement sa note d'information sur le niveau des nappes d'eau souterraine en France (10 éditions par an).
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la note d'information de mai 2012
Résumé
de la situation au 1er mai 2012
Situation du niveau des nappes
Le niveau des nappes au 1er mai 2012 est hétérogène
d'une région à l'autre.
Une grande majorité des réservoirs (77%) affichent un niveau inférieur
à la normale. C'est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien,
sur le secteur du Rhône et dans le sud-ouest pour plusieurs grands aquifères.
On peut citer les nappes de Beauce, la nappe de la Craie en Touraine, ou encore
les nappes du bassin de la Garonne aval et de la Dordogne. Cette situation est
le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.
Tendance d'évolution du niveau des nappes
En cette période de printemps 2012, sur l'ensemble du territoire, un
tiers des niveaux (35%) est orienté à la hausse et une grande
partie (40%) est désormais stable. 25% seulement des indicateurs présentent
des niveaux qui sont encore en baisse.
Une tendance à la stabilisation des niveaux marque les grands bassins,
Parisien et Aquitain, ainsi que le quart sud-est du pays. Si, à l'échelle
nationale, la période de recharge hivernale des nappes n'a pas été
très efficace, les pluies de printemps ont eu, quant à elles,
un effet très bénéfique sur la nouvelle tendance d'évolution
du niveau des nappes observée fin avril.

Les cumuls de précipitations du mois d'avril 2012 ont été
excédentaires sur la plus grande partie du territoire. Pour quelques
endroits comme le littoral est de la Corse, l'intérieur du Roussillon
et le sud du plateau lorrain ils sont cependant déficitaires de 25 à
50 %. Les régions du sud de Midi-Pyrénées au pourtour du
golfe du Lion, ainsi que de la Bresse à la Moselle et au Bas-Rhin sont
proches des normales. L'excédent atteint 2 à 3 fois la normale
sur le sud des Alpes, sur le sud-ouest de l'Yonne, l'ouest de l'Aube et des
Ardennes, de la région lilloise à l'Artois, et plus généralement
de la Basse-Normandie et de la Bretagne aux Landes et à l'ouest du Massif
central, hormis en Vendée.
Sur l'ensemble de la France, le cumul des pluies efficaces depuis septembre
2011 est cependant déficitaire ou proche de la normale, hormis sur
l'est des Pyrénées-Orientales et le relief de l'est de la Haute-Corse
où l'excédent est de 25 à 100 % dû aux précipitations
importantes de l'automne 2011. Le déficit représente 50 à
75 % de la normale du littoral vendéen aux Pays de la Loire, localement
sur le Bassin parisien et le Massif central, près de la vallée
de la Saône, sur la Balagne et l'extrême sud de la Corse, et particulièrement
en région Midi-Pyrénées, de l'est de la Moselle au Bas-Rhin
et en région marseillaise où le déficit atteint par endroits
75 à 100 %.
Cette situation pluviométrique conduit à observer pour ce mois
d'avril 2012 une évolution des ressources en eau souterraine vers
la stabilité voire la hausse pour la très grande majorité
des points de suivi (75%). Seule une partie désormais plus réduite
des points (25%) est encore baisse en ce mois d'avril. La période habituelle
de recharge des nappes de début d'année a été peu
efficace jusqu'en mars mais les pluies d'avril ont sensiblement amélioré
la situation. Les situations restent, certes, assez contrastées selon
que l'on considère les nappes fortement capacitives ou plus réactives
mais les niveaux demeurent encore le plus généralement inférieurs
aux normales.
Le niveau des nappes à fin avril 2012 est en hausse pour 35% d'entre
elles, en baisse relative pour 25% et stable pour les 40% restant.
L'état de remplissage des aquifères se maintient très
majoritairement sur des valeurs inférieures à la normale en cette
fin avril 2012. Il est assez peu contrasté : inférieur à
la moyenne pour 77 % des points suivis, égal à la moyenne pour
12 % et supérieur à la moyenne pour les 10 % restants.
Malgré une amélioration, plusieurs situations déficitaires,
encore assez marquées, sont observées dans le Bassin Parisien,
dans le Bassin Aquitain ou dans la vallée du Rhône. Quelques situations
proches de la normale marquent malgré tout le territoire dans les contextes
aquifères de certains secteurs des régions Languedoc-Roussillon,
Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte-D'azur et Centre.
Nappes inférieures à la normale
Parmi les nappes qui présentent
une situation déficitaire on peut citer :
La nappe des sables du Maine ou de la craie de Touraine qui présentent
des niveaux très inférieurs à la normale. La tendance à
la stabilisation voire à un retour à la hausse des niveaux pour
certains points de suivi traduit cependant une évolution positive.
Les nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne qui
présentent des niveaux inférieurs à très inférieurs
à la normale pour un grand nombre des points de suivi. La stabilisation
des niveaux est cependant actée pour de nombreux indicateurs, elle traduit
une période charnière vers, peut-être, une prochaine phase
de recharge des nappes.
Les alluvions et corridors fluvio-glaciaires du Rhône amont
et aval, qui présentent des niveaux toujours globalement inférieurs
aux valeurs normales, à l'image de la nappe de la Molasse ou de la nappe
de l'est Lyonnais pour les couloirs d'Heyrieux ou de Meyzieu. Une légère
amélioration de la situation du secteur est observée.
Nappes
proches des normales
Parmi les nappes qui présentent
des situations plus favorables, à la faveur de précipitations
assez marquées de ce mois d'avril, on peut citer :
L'aquifère multicouche du Roussillon qui présente
des niveaux globalement peu déficitaires mais pour lesquels cependant
une légère tendance à la baisse est observée sur
plusieurs point de suivi.
Les nappes alluviales de l'Adour et du Gave de Pau dans le bassin
Adour-Garonne qui présentent des niveaux proches de la normale pour cette
période de l'année. La recharge reste cependant tardive comme
sur le quart sud-ouest du territoire.
La nappe d'Alsace au sud de Colmar qui présente des niveaux
légèrement en baisse voire stables pour certains. Plusieurs niveaux
du centre de la plaine d'Alsace sont proches de la normale, tout comme les secteurs
dont l'alimentation principale provient du Rhin.
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