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BRGM - Etat des nappes d'eau souterraine au 1er janvier 2012
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Etat des nappes d'eau souterraine au 1er janvier 2012
Le BRGM publie régulièrement sa note d'information sur le niveau des nappes d'eau souterraine en France (10 éditions par an).
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Résumé
de la situation au 1er janvier 2012
Situation du niveau des nappes
Le niveau des nappes au 1er janvier 2012 est hétérogène d'une région à l'autre.
Une grande majorité des réservoirs (64%) affichent un niveau inférieur à la normale.
C'est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien, sur le secteur du Rhône et dans le Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, la nappe de la Craie en Normandie ou en Champagne et en Bourgogne, ou encore les nappes du bassin de la Garonne. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.
Tendance d'évolution du niveau des nappes
En ce tout début d’année 2012, la proportion de niveaux en hausse (55%) s’est sérieusement améliorée par rapport à la référence d’automne. 32% des indicateurs présentent des niveaux stables et seulement 12% sont encore en baisse.
Sur la plus grande partie des régions et notamment sur le pourtour du Bassin Parisien, la situation a changé cette fin d’année avec une proportion notable des niveaux qui sont repartis à la hausse. On peut considérer, à l’échelle nationale, que l’on est rentré désormais dans la période de recharge des nappes. Il conviendra cependant de confirmer cette tendance sur les premiers mois de l’année 2012 avec un plus grand nombre de points.

Globalement, sur la période automnale (mois de septembre à décembre), les cumuls de précipitations sont légèrement déficitaires sur l’ensemble du pays. Toutefois, le déficit est de 25 à 50 % en Midi-Pyrénées, en Ille-et-Vilaine, sur le nord de l’Alsace, le Cambrésis, et la façade occidentale de la Corse. Il atteint même 50 à 75% sur la Balagne, le nord-ouest de la Haute-Garonne et le sud du Tarn-et-Garonne. En revanche, les précipitations sont excédentaires de 25 à 50 % sur les Cévennes, le Roussillon, le sud de la Savoie, le Var et la région de Corte en Haute-Corse. L’excédent plafonne à 2 voire 3 fois la normale sur le Roussillon.
La faible pluviométrie et les températures exceptionnellement chaudes de l’automne sont responsables du déficit de précipitations efficaces sur la totalité du pays hormis sur le Sud-Est. Les cumuls n’atteignent que 50 à 75% de la normale de l’Alsace au département du Nord, des Vosges au Midi-Pyrénées, sur l’ouest de l’Aquitaine et de l’est de la Bretagne aux Pays de la Loire et au sud de la Basse-Normandie, voire seulement 25 à 50% sur le nord de Midi-Pyrénées, le nord de l’Alsace, le Cambrésis et du sud de l’Ille-et-Vilaine à la région d’Alençon dans l’Orne. Les excédents observés en fin d’automne du Languedoc-Roussillon à la Provence ainsi que sur la Haute-Corse sont atténués du fait d’un mois de décembre sec sur ces régions. Localement, les valeurs sont comprises entre 50 à 100% sur le Roussillon, les Cévennes et l’ouest du Var.
Cette situation pluviométrique conduit à observer pour ce mois de décembre 2011 une évolution des ressources en eau souterraine stable ou à la hausse pour la grande majorité des points de suivi (87%). Seule une faible partie des points (12%) est encore en baisse en décembre 2011. La période habituelle de recharge des nappes de début d’année est désormais active. Les situations restent, bien entendu, contrastées selon que l’on considère les nappes fortement capacitives ou plus réactives et les niveaux demeurent encore le plus généralement inférieurs aux normales.
Le niveau des nappes à fin décembre 2011 est en hausse pour 55% d'entre elles, en baisse relative pour 12% et stable pour les 32% restants.
L’état de remplissage des aquifères se maintient majoritairement sur des valeurs inférieures à la normale en cette fin décembre 2011. Il est assez peu contrasté : inférieur à la moyenne pour 64% des points suivis, égal à la moyenne pour 22% et supérieur à la moyenne pour les 14% restants.
Certaines situations déficitaires, bien qu’atténuées, se maintiennent (Bassin Parisien, Bassin Aquitain, Rhône amont). Plusieurs situations proches, voire supérieures à la normale méritent d’être signalées dans les contextes aquifères des régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Alsace.
Nappes inférieures à la normale
Pour les nappes qui présentent une situation déficitaire on peut citer :
La nappe de la Craie qui présente des niveaux inférieurs, voire très inférieurs à la normale sur l’ensemble du pourtour du Bassin Parisien, à l’échelle du bassin Seine-Normandie. La stabilité et même, pour certains, un retour à la hausse du niveau de nombreux points de suivi laissent augurer une recharge des nappes.
Les aquifères calcaires libres du Crétacé dans le bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux très inférieurs à la normale. La recharge d’automne n’a pas été effective. Une légère tendance à la hausse se dessine cependant, elle pourrait correspondre au premier signe d’une recharge hivernale.
Les nappes alluviales de la Garonne amont, touchées par le manque de précipitations automnales, qui présentent des niveaux très inférieurs aux valeurs généralement observées en cette période de l’année. Sans une phase de précipitations intenses dans les semaines à venir, le maximum de hautes eaux pourrait être atteint avec plusieurs mois de retard au cours de l’année 2012.
Nappes proches des normales
Pour les nappes qui présentent des situations plus favorables, à la faveur de précipitations importantes sur certains secteurs, on peut citer :
Les nappes du Languedoc-Roussillon qui présentent des niveaux globalement stables avec des taux de remplissage normaux voire supérieurs à normale.
Le débit de la Fontaine-de-Vaucluse ainsi que les aquifères karstiques du Sud-est qui ont enregistré des remontées de débit et sont partout assez productifs. Les statistiques indiquent une situation de hautes eaux par rapport aux séries chronologiques.
La nappe d’Alsace qui présente des niveaux proches de la normale pour la majorité des points. La tendance est à la stabilisation, voire, d’ores et déjà, à la hausse, pour de nombreux points de suivi.
Informations complémentaires sur les sécheresses et le niveau des nappes
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