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BRGM - Etat des nappes d'eau souterraine au 1er novembre 2011

Accueil > Etat des nappes d'eau souterraine au 1er novembre 2011

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er novembre 2011

Le BRGM publie régulièrement sa note d'information sur le niveau des nappes d'eau souterraine en France (10 éditions par an).

Consulter toutes les notes d'information sur les nappes d'eau souterraine
Télécharger la note d'information de novembre 2011



Résumé de la situation au 1er novembre 2011

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er novembre 2011 est hétérogène d'une région à l'autre.

Plus des deux tiers des réservoirs (79%) affichent un niveau inférieur à la normale. C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien et dans le Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce, du Bas-Dauphiné, du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique.

Tendance d'évolution du niveau des nappes


Par rapport dernier bulletin, la proportion de niveaux stables ou en hausse n’a pas fortement évolué (39% des niveaux au 1er novembre pour 33% au 1er septembre).

Pour la plus grande partie des régions et notamment pour le Bassin Parisien, la situation n’a pas changé. On note cependant, à l’échelle nationale, qu’un nombre croissant d’indicateur traduit une situation plus stable que précédemment. On se situe, semble-t-il, à la période charnière d’inversion de la tendance d’évolution du niveau des nappes.

La grande majorité des niveaux reste cependant en baisse (62%), en particulier dans les régions où les niveaux sont déjà inférieurs aux normales (majorité du bassin Seine-Normandie et certains secteurs du bassin Adour-Garonne). Pour ces territoires, les  rares pluies du début d’automne n’ont pas permis d’inverser la tendance d’évolution à la baisse du niveau des nappes.


Dans la continuité du mois de septembre, ce mois d’octobre 2011 a été globalement chaud et sec. Avec un déficit pluviométrique global de 45%, ce mois s’inscrit parmi les mois d’octobre les plus secs des 50 dernières années, sans être pour autant exceptionnel. Les cumuls de précipitations sur les mois de septembre et d’octobre sont globalement déficitaires de 25 à 50% sur l’ensemble du territoire. Le déficit atteint même 50 à 75% des Pays de la Loire au Calvados, près de la mer du Nord, de l’Aquitaine à l’Auvergne à la basse vallée du Rhône, ainsi que une grande partie est de la Corse. Toutefois, sur le littoral du Roussillon, les précipitations sont excédentaires de 50 à 100%.

La faible pluviométrie et les fortes chaleurs du mois de septembre et de début octobre sont directement responsables du déficit de précipitations efficaces sur la quasi-totalité du pays. Les excédents observés sur le Languedoc-Roussillon et la Provence sont liés aux fortes pluies de la dernière décade d’octobre.

La situation pluviométrique, un peu contrastée en fin de mois d’octobre dans le sud, est globalement déficitaire sur la très grande partie du territoire. Elle conduit à observer pour ce mois d’octobre 2011 une évolution des ressources en eau souterraine stable ou à la hausse pour à peine plus d’un tiers des points suivis (39%). Pour la plus grande majorité des autres points (62%), les niveaux sont en baisse en octobre. Après une période de recharge de début d’année peu probante pour une grande majorité des points, les pluies d’été ont permis d’assurer une certaine amélioration de la situation mais le déficit pluviométrique du début d’automne n’a pas permis de confirmer cette amélioration. Les situations restent, bien entendu, contrastées selon que l’on considère les nappes fortement capacitives ou plus réactives et les niveaux demeurent encore le plus généralement inférieurs aux normales.

Le niveau des nappes à fin octobre est en hausse pour 19% d'entre elles, en baisse relative pour 62% et stable pour les 19% restant.

L’état de remplissage des aquifères se maintient majoritairement sur des valeurs inférieures à la normale en cette fin octobre 2011. Il est assez peu contrasté : inférieur à la moyenne pour 80 % des points suivis, égal à la moyenne pour 15 % et supérieur à la moyenne pour les 5 % restants.

Certaines situations déficitaires, bien qu’atténuées, se maintiennent (Sud du Bassin Parisien, Bassin Aquitain, Bas-Dauphiné). Quelques rares situations proches de la normale sont observées dans les seuls contextes aquifères de l’est du Languedoc-Roussillon ou de la nappe d’Alsace dans sa partie amont.

Nappes inférieures à la normale

Plusieurs grandes nappes présentent une situation déficitaire :

La nappe des calcaires de Beauce est en encore en baisse en octobre 2011. Dans un contexte général de baisse des niveaux depuis 2002, les niveaux piézométriques enregistrés sont très inférieurs aux normales de saison. L’absence des pluies du début d’automne est très préjudiciable à une amélioration de la situation.

La nappe du fluvio-glaciaire du Pays de Gex poursuit sa baisse au mois d'octobre, selon une dynamique constante. Les niveaux sont historiquement bas pour la saison (fréquence plus que décennale de basses-eaux). La situation relative ne montre aucune évolution favorable ni amortissement de cette tendance.

Sur le bassin Seine-Normandie, la nappe de la craie reste à la baisse courant octobre. La vidange se poursuit sur la majorité des piézomètres et l’ensemble des niveaux sont inférieurs aux normales. Les rares précipitations depuis le début de l’été n’ont pas eu d’influence très significative sur le niveau de la nappe.


La situation de la nappe du calcaire de Champigny reste critique en ce mois d’août. La plupart des piézomètres enregistrent une baisse, parfois légèrement atténuée par les pluies des derniers mois. La plus grande partie des points de suivi présentent des niveaux inférieurs aux normales de saison.

Les nappes du Languedoc-Roussillon présentent des niveaux globalement en baisse en octobre. Les pluies de fin de mois ne permettent pas d’infléchir la baisse mesurée des niveaux qui deviennent dans plusieurs cas assez déficitaires.

La station de mesure de la Fontaine-de-Vaucluse a enregistré, en cette fin octobre, une petite remontée des débits. Le débit minimal journalier enregistré en octobre sera probablement le débit le plus faible de 2011. Le débit moyen du mois d'octobre, 5,1 m³/s, est parmi les plus bas de la série des données disponibles (le 4ème rang depuis 1970).

Les évènements pluvieux de fin octobre pourraient traduire prochainement une modification de la tendance à la baisse de la grande majorité des points de suivi. Les situations observées en octobre devraient ainsi s’améliorer, à l’image des points qui tendent à se stabiliser. Les conditions d’une amélioration durable de la situation restent cependant liées aux futures pluies de l’automne et du prochain hiver.

Informations complémentaires sur les sécheresses et le niveau des nappes
En savoir plus sur l'activité "Eau" du BRGM

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