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Aléa mouvements de terrain
Carte des types de mouvements


En Martinique, dans la majorité des cas, un glissement de terrain, dans sa phase la plus active, évolue rapidement en coulée. 

Pour cette raison, nous avons regroupé ces deux types de phénomènes lors de la cartographie des aléas mouvements de terrain.

Le Nord de la Martinique correspond aux reliefs de la montagne Pelée et du Mont Conil. Les terrains correspondent à des dépôts pyroclastiques récents (nuées ardentes) ou à des lahars, qui reposent sur des coulées andésitiques massives dans le secteur du Mont Conil. Depuis le sommet du Mont Pelée jusqu'à la côte atlantique, la pluviométrie reste importante (climat tropical humide). Par contre, côté caraïbe (entre Saint Pierre et le Prêcheur), la bande côtière est relativement sèche. Les mouvements de terrain peuvent être de type glissement ou chute de blocs. Au Nord-Est, l’instabilité des terrains concerne plus particulièrement les rives des cours d'eau très encaissés, dont les talus peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

Dans la partie Est de la Martinique, les reliefs de la chaîne du Vauclin, au Sud-Est, jusqu’au Morne Jacob, au Nord-Ouest, sont fréquemment affectés par des phénomènes du type glissement-coulée, en particulier dans la partie haute des mornes. Cela est surtout dû aux pentes très fortes des versants et à la nature très argiliseuse des terrains volcaniques altérés. Mais, dans certains cas, ce n’est pas uniquement l’épaisseur du sol argileux qui est mobilisée : au niveau de la zone d’arrachement (zone de départ de l’instabilité), les blocs rocheux du substratum peuvent aussi être arrachés et emportés dans la masse glissée.

A l’Ouest, des Pitons du Carbet jusqu'à la Côte Caraïbe, cette partie de la Martinique est constituée par des nuées ardentes et des dépôts de conglomérats de type lahars, reposant sur des coulées andésitiques massives. Depuis la zone côtière, à l’Ouest, jusqu’aux hauteurs des Pitons du Carbet, la pluviométrie, et corrélativement, l’altération des terrains augmentent. La partie haute des reliefs est surtout affectée par des glissements. Cependant, certains versants présentent une pente si forte que les roches altérées sont régulièrement déstabilisées. Lorsque le substratum rocheux est affleurant ; les terrains sont alors plutôt soumis à des chutes de blocs. Il s'agit également de la  zone côtière, où  la sensibilité aux chutes de blocs prédomine, les sols étant peu épais.

Au Sud-Ouest, entre Rivière-Pilote, Rivière-Salée, et la presqu’île des Trois Ilets, la région est relativement sèche, au relief moyen, les terrains rocheux (coulées volcaniques massives) sont altérés en surface. Les instabilités de terrain peuvent correspondre aussi bien à des phénomènes de type glissement-coulée que de type chutes de blocs.

Au Sud, région de Sainte-Anne, du Marin, et partie méridionale du Vauclin, le cimat est beaucoup plus sec, les terrains sont moins altérés, et les reliefs y sont plus doux. Cette partie de la Martinique se caractérise plutôt par des phénomènes de type chutes de blocs.