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Chutes de blocs
et éboulements
Critères d'évaluation de l'aléa |
| Le signe prémonitoire le plus important d'une déstabilisation
de la masse rocheuse correspond à l'observation de
fissures ouvertes dans la formation rocheuse à l'arrière
d'une falaise ou d'une pente raide.
La présence de blocs hétérométriques, épars ou concentrés en pied de falaise ou de forte pente traduit l'existence d'éboulements ou chutes de blocs actifs ou passés.
Pour que ce phénomène puisse se produire, un certain nombre de conditions doit être réuni, il s'agit :
Facteur aggravant, le phénomène sismique peut généraliser la mobilisation de blocs instables et/ou élargir l'étendue de l'aire de réception, les blocs pouvant parcourir un trajet plus important. De plus, en provoquant leur déchaussement, une secousse sismique peut provoquer la remobilisation de blocs déjà éboulés et stoppés dans les parties de l'aire de réception présentant une forte pente. |
| Eboulement de la falaise côtière à Marie-Galante,
provoqué par le tremblement de terre du 8 février 1843, extrait
du rapport de Ch. Deville au Gouverneur de la Guadeloupe :
<<Qui na admiré, à Marie-Galante, ces belles et pittoresques falaises de Saragot, si connues du chasseur, et dont lescarpement vertical, haut de 80 mètres, recèle dinnombrables oiseaux marins, le Fou, le Paille-en-queue et leur reine à tous, la majestueuse Frégate ? Au moment de la secousse, toute cette côte élevée, qui offre un développement dau moins douze à quinze cents mètres, sest détachée sur une épaisseur considérable, et sest abîmée avec un bruit assourdissant et une horrible poussière ; la mer, toujours houleuse, qui vient battre ses pieds, est au loin blanche et comme laiteuse par cette avalanche de marne quelle a engloutie, et dont elle remue incessamment les débris.>> |
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