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Aléa inondation Principes de cartographie

 
ALEA
DEFINITION
CRITERES D'IDENTIFICATION
Elevé
Zones où les vitesses de l'écoulement et/ou les hauteurs d'eau peuvent être importantes lors des crues exceptionnelles. F Ces zones correspondent principalement au lit mineur et à ses abords immédiats (berges instables).

fonds des ravines

Zones où il est envisageable que le talweg principal puisse changer de tracé et/ou évoluer dans son tracé (méandres). Le changement de tracé d'un cours d'eau peut se produire lors de débordements importants durant une crue exceptionnelle et/ou par suite d'accumulation ponctuelle importante d'embâcles et/ou d'apports solides
Moyen
Dans ces zones, les vitesses et les hauteurs de submersion pourront être faibles voire moyennes, la durée de submersion étant limitée. F   zones de débordement au niveau du lit majeur lors des crues exceptionnelles
Modéré

Zones où les vitesses d'écoulement seront faibles voire nulles
zones de stagnation des eaux pluviales

zones inondées par remontée de nappe


 

Faible à nul


 

probabilité d'inondation faible à nulle 

F  zones hautes

F  zones en dehors du lit mineur ou majeur d'un cours d'eau

F  zones éloignées de la bordure littorale


 
Les zones de mangroves sont des zones saumâtres plus ou moins noyées de manière  permanente. Il s'agit aussi de zones maritimes qui sortent des territoires communaux. Ces zones n'ont donc pas fait l'objet d'une cartographie des aléas.

 
Spécificités des zones où l'aléa est élevé :

La possibilité d'embâcle nécessitera de plus des zones présentant à la fois des caractéristiques morphologiques telles qu'une retenue puisse se former (étranglement). Cet aléa augmentera s'il existe dans les zones amont, un risque fort ou moyen de mouvements de terrain.
En raison même du nombre et de la variabilité des paramètres, il est particulièrement difficile de caractériser un niveau d'aléa pour ces phénomènes. Mais, étant donné le fort pouvoir érosif ou destructeur de ce phénomène, du fait de sa vitesse et de la charge solide en mouvement, celui-ci correspond à un degré d'aléa élevé. 
L'aléa sera d'autant plus élevé que le bassin versant présentera des zones à aléa mouvements de terrain (éboulements, glissements, coulées boueuses) important. La possibilité d'embâcle peut favoriser la  formation de laves torrentielles.
bullet En période de fortes pluies, étant donné le degré pluviométrique élevé de la Martinique, toute ravine est susceptible de produire des crues à caractère torrentiel. Ces crues peuvent être favorisées par l'encombrement naturel ou anthropique du fond de la ravine. En effet, le colmatage des ouvrages de franchissement (ponts, buses, etc.), notamment s'ils sont sous dimensionnés, peut aggraver le phénomène d'inondation ; en plus du caractère torrentiel que peuvent prendre ces ravines, il peut se créer un petit embâcle et le cours d'eau peut quitter son lit naturel pour contourner les ouvrages. C'est la raison pour laquelle, les fonds des ravines ont été considérés comme zone d'aléa inondation de niveau élevé.
bullet La détermination de la largeur de la zone située de part et d'autre du cours d'eau et susceptible d'être affectée par l'onde de crue consécutive à une rupture d'embâcle est très difficile car elle dépend du volume de matériaux et donc de la retenue. Parti est pris de l'assimiler au lit majeur du cours d'eau, tout en prenant en compte que l'étalement dans les zones basses favorise l'amortissement de l'onde de crue.
bullet Concernant le phénomène de lave torrentielle, on considérera que celui-ci existe le long d'une rivière lorsque son bassin versant présente une aire de réception des eaux pluviales relativement importante, équivalente à une partie sommitale suffisamment vaste dans des zones à fortes pentes.

 
   Inondation pluviale
   Débordement de cours d'eau
   Crue torrentielle
   Rupture d'embâcle
   Lave torrentielle
   Critères d'évaluation de l'aléa
   Recommandations