| De par sa situation géographique
et géologique, l'archipel guadeloupéen est soumis à
une large gamme de phénomènes naturels dangereux. En effet,
sa position en zone tropicale l'expose au passage des ouragans, tempêtes
et dépressions, responsables de dégâts liés
au vent mais aussi à l'eau : inondations, marées de tempête,
houles cycloniques.
Les fortes précipitations peuvent de plus générer
ou déclencher des mouvements de terrain : glissements, éboulements,
embâcles, coulées boueuses ...
L'archipel guadeloupéen appartient à l'arc
des petites Antilles, correspondant à une situation géodynamique
particulière résultant de l'affrontement de la plaque Amérique
et de la plaque Caraïbes, la première plongeant sous la deuxième.
Cette confrontation (subduction) est responsable d'une forte activité
sismique et volcanique, dont les exemples historiques sont nombreux.
La Basse-Terre, entièrement constituée de
roches volcaniques, est propice aux mouvements de terrain en raison de
son fort relief, d'une pluviosité élevée et d'une
altération importante des roches. La présence de la Soufrière,
volcan actif, fait peser un risque important surtout dans la partie sud
de l'île. L'aléa mouvements de terrain est plus faible aux
Saintes et au niveau des Iles du Nord en raison d'une pluviosité
plus réduite et d'un relief moins important. La Grande-Terre et
Marie-Galante, constituées de plateaux calcaires d'origine récifale
reposant sur un substratum volcanique ancien, présentent des reliefs
émoussés. Si les phénomènes volcaniques (limités
à des retombées de cendres et des émanations gazeuses)
et de mouvements de terrain y sont moins à craindre, leur situation
plus rapprochée de la zone d'affrontement des plaques y rend l'aléa
sismique plus fort. C'est également le cas de la Désirade,
constitué d'un vaste plateau calcaire reposant sur une ancienne
croûte océanique constituée de niveaux volcaniques.
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Dans le cadre de la loi du 22 juillet 1987
et du décret d'application du 13 octobre 1990, l'Etat porte à
la connaissance du public, par l'intermédiaire des communes, l'ensemble
des phénomènes naturels pouvant faire courir un risque aux
biens et aux personnes. Cette information, essentiellement cartographique
et élaborée à partir des connaissances scientifiques
et techniques du moment, s'opère le plus souvent par l'annexion
aux POS, au moment de leur réalisation ou de leur révision,
d'un certain nombre de documents. Afin d'homogénéiser le
contenu et la présentation de ce "porter à connaissance",
il a été prévu de :
- réaliser pour chaque commune une série
de cartes, accompagnées de légendes explicatives, précisant
le niveau d'aléa pour des phénomènes donnés
;
- réaliser une notice d'utilisation générale,
valable pour l'ensemble des communes, comportant pour chaque phénomène
une description de ce dernier, le type de dégât qu'il est
susceptible d'occasionner, et l'explication du mode de représentation
cartographique.
Suite au passage en 1995 des ouragans Luis et Marilyn
en Guadeloupe et de la tempête Iris en Martinique, l'analyse en retour
des phénomènes d'inondation, de mouvements de terrain et
de houle cyclonique a conduit à remanier les principes de cartographie
afin de tenir compte des enseignements et de l'amélioration des
connaissances qui en découlent. Ces modifications intègrent
également les résultats des modélisations de surcote
marine réalisées par Météo-France.
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