| Aléa inondation | Débordement de cours d'eau |
| Suite à des pluies violentes
ou durables, l'augmentation du débit des
cours d'eau peut être telle que ceux-ci peuvent gonfler
au point de déborder de leur lit, pour envahir des zones généralement
de faible altitude et de faible pente (cours aval des rivières).
Les dégâts peuvent être très élevés, et surtout, le risque de noyade existe (en particulier, lors de franchissements de gués lors de l'arrivée de l'onde de crue). Il s'agit généralement de débordement direct d'un cours d'eau : par submersion de berge ou par contournement d'un système d'endiguement limité. Le débordement indirect d'un cours d'eau peut se produire : par remontée de l'eau dans les réseaux d'assainissement ou eaux pluviales ; par remontée de nappes alluviales ; par la rupture d'un système d'endiguement ou autres ouvrages de protection. |
| Débordement de la rivière
La Roxelane, à Saint-Pierre (Martinique), extrait du « Monde
Illustré » du 27 mai 1865 :
<<... Nous extrayons du « Moniteur de la flotte » un récit succinct de ce désastre dû à un débordement de la Roxelane, rivière qui partage la ville de Saint-Pierre en deux quartiers. Cette rivière, grossie par les pluies incessantes qui, depuis plusieurs semaines, n'ont cessé de tomber dans l'île, a ravagé toutes les propriétés situées sur les deux rives, englouti ou fortement endommagé la plupart des maisons de campagne des Trois Ponts, rompu les digues et barrages, enlevé les ponts, bouleversé les quais de Saint-Pierre et sapé plusieurs maisons et établissements publics. Cette uvre de dévastation a été
accomplie dans la nuit du 22 au 23 avril entre onze heures du soir et quatre
heures du matin, au milieu des ténèbres de la nuit sillonnée
d'éclairs, au fracas de l'orage, au bruit d'un vent strident
et sous l'action incessante de torrents de pluie déchaînés
de tous les points de l'horizon.
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