Dans un objectif de limitation des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la récupération du CO2 au niveau des principales sources d'émission industrielles puis son stockage à long terme, fait l'objet d'un intérêt croissant au niveau international et national.
Par ses travaux de recherche initiés depuis plus de 10 ans, le BRGM contribue activement aux travaux menés en France, en Europe et dans le monde.
> Réduire les émissions et capter le CO2
Le BRGM travaille auprès d'industriels sur des procédés de réduction à la source et de captage des émissions de CO2 en aval de process par les techniques innovantes. Il explore également les procédés de carbonatation minérale de déchets industriels alcalins ou de roches ultrabasiques qui offrent une solution de niche pour piéger leCO2 sous forme de minéral carbonaté.
> Le stockage géologique du CO2
Engagé depuis 1993 dans des travaux de validation et de mise en oeuvre du stockage géologique du CO2 , le BRGM oriente ses travaux essentiellement vers 3 concepts de stockage :
dans les gisements d'hydrocarbures matures,
dans des aquifères profonds (salins),
dans les veines de charbon profondes inexploitées.
Les travaux du BRGM portent sur la sélection et la caractérisation des sites de stockage, l'injectivité dans le réservoir, l'intégrité des couvertures et des puits, la modélisation prédictive du devenir du CO2 et du comportement des réservoirs, les méthodes de surveillance géophysiques, géochimiques et biogéochimiques, l'analyse de la sécurité des sites. Le BRGM est en particulier reconnu au niveau mondial pour ces compétences en modélisation des interactions chimiques entre le CO2 injecté et la roche réservoir.
Avec ses partenaires du secteur industriel et du secteur scientifique français, le BRGM s'est engagé à préparer la réalisation dans les prochaines années d'un pilote semi-industriel du stockage du CO2 , en France en aquifère profond.
Le BRGM fait partie des pionniers dans les recherches sur le stockage de CO2 en formations géologiques. Il a participé de 1993 à 1995 au premier projet de recherche européen sur la faisabilité du concept, le projet Joule II “The underground disposal of carbon dioxide” (1993-1995). Puis il a contribué, de 1998 à 1999, au projet Thermie SACS (Phase 1) accompagnant l'opération industrielle de stockage de CO2 en aquifère sur le site de Sleipner en mer du Nord. Depuis 2000, il est impliqué dans de nombreux autres projets européens et français. Il joue un rôle clé dans le management du réseau d'excellence européen CO2GeoNet, est membre actif du réseau thématique européen CO2Net et assure avec l'IFP le secrétariat du Club CO2 français créé à l'initiative de l'ADEME. Il intervient à titre d'expert ou de représentant de la France dans diverses instances internationales comme le Programme Gaz à Effet de Serre de l'Agence Internationale de l'Energie (IEA-GHG), le Carbon Sequestration Leadership Forum (CSLF) ou le Groupe Scientifique de la Convention de Londres . Le BRGM a contribué, en tant qu' « expert reviewer » mais aussi à la demande de la MIES , à la relecture du rapport spécial du GIEC sur le captage et le stockage du CO2 (IPPC-SRCCS) et du 4 ème rapport d'évaluation du GIEC (IPCC-AR4). |
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| © BRGM Im@ge |
CAPTAGE,TRANSPORT ET STOCKAGE GÉOLOGIQUE DU CO2. Dans les usines émettrices de CO2 comme les centrales électriques, le CO2 est capté par séparation des autres gaz pour être ensuite comprimé et transporté par pipeline ou bateau jusqu'au lieu de stockage géologique : des aquifères profonds, des gisements de pétrole ou de gaz en voie d'épuisement ou des veines de charbon non exploitées. |
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