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retrait-gonflement
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Le BRGM rappelle les mesures de
prévention simples et peu coûteuses en matière de construction et
établit la cartographie, à l’échelle nationale, de l’aléa
retrait-gonflement des argiles.
Les périodes récentes de sécheresse (1976,1989-1991,
1996-1997, puis dernièrement lété 2003) ont mis en évidence la
vulnérabilité des constructions individuelles sur certains sols
argileux. Ainsi, entre 1999 et 2002, quelque 300 000 maisons ont été touchées.
En effet, sous l’effet de la sécheresse, certaines argiles se rétractent de manière importante. L’alternance sécheresse-réhydratation entraîne localement des mouvements de terrain non uniformes pouvant aller jusqu’à provoquer la fissuration de certaines maisons individuelles lorsque leurs fondations sont peu profondes. C’est ce que l’on appelle le phénomène de retrait-gonflement des argiles. Il se manifeste en général dans les premiers mois qui suivent l’épisode de sécheresse. En 2003, les premières manifestations du phénomène ont été enregistrées dès la deuxième quinzaine d’août et se sont multipliées au cours des semaines suivantes.
Pour limiter les désordres liés
à ce phénomène de retrait-gonflement des argiles, le MEDD
(Ministère de lÉcologie et du Développement Durable) a chargé
le BRGM détablir une cartographie de cet aléa géologique dans
les 44 départements français les plus touchés.
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Manifestations du phénomène constatées en France
Communes françaises ayant
bénéficié dau moins un arrêté de reconnaissance de létat
de catastrophe naturelle liée au retrait-gonflement pour la période
comprise entre 1989 et 2003 (données mises à jour en mars 2005,
issues du site prim.net géré par le MEDD ces données ne
tiennent compte que d'une partie des éventuelles reconnaissances consécutives à
la sécheresse de lété 2003) |
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Les cartes départementales
ainsi établies serviront de base à lélaboration des Plans de
Prévention des Risques (PPR) spécifiques au risque retrait-
gonflement.
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| Cartographie
départementale |
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La cartographie départementale
de laléa retrait-gonflement est établie pour délimiter les
zones sensibles afin de développer la prévention du risque.
Un programme de cartographie départementale, réalisé à la demande du ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD) et cofinancé par le Fonds de prévention des risques naturels majeurs et le BRGM, est en cours et devrait permettre de couvrir, d’ici à la fin 2006, les 44 départements les plus touchés par le phénomène. A ce jour, ces cartes d’aléa sont d’ores et déjà disponibles dans 28 départements et librement accessibles sur Internet, à l’adresse www.argiles.fr. Il est désormais envisagé d’étendre ce programme de cartographie à toute la France et de l’accélérer pour gagner 8 ans sur la date d’achèvement actuellement prévue (2015).
Ces cartes d’aléa, établies à l’échelle du 1/50 000, peuvent servir dans plusieurs cadres :
permettre d’élaborer des zonages réglementaires pour la réalisation de Plans de Prévention des Risques (PPR) à l’échelle du 1/10 000. Des PPR ont d’ores et déjà été prescrits dans plus de 1 300 communes françaises et approuvés dans plus de 220 d’entre elles à ce jour (en Dordogne, dans le Gers et le Tarn-et-Garonne). D’autres instruments réglementaires que le PPR pourraient bien entendu être envisagés.
permettre l’information la plus complète et la plus large possible des acteurs de la construction et des citoyens. Différentes initiatives ont été prises en ce sens par la profession de l’assurance. De même, les Directions Régionales de l’Equipement, à l’initiative conjointe de l’Agence Qualité Construction (AQC) et de la Direction de la Prévention des Pollutions et des Risques (DPPR) du ministère de l’Ecologie et du Développement Durable (MEDD), avec le soutien du ministère du Logement, organisent des rencontres interprofessionnelles régionales des professionnels de la construction.
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Etat d'avancement des cartes départementales d'aléa
retrait-gonflement réalisées par le BRGM à la demande du MEDD
(mise à jour au 30 juin 2006)
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Ces actions sont destinées à faciliter la prise en compte du risque au stade de la conception des projets de construction dans les communes les plus affectées par le phénomène. Elles permettent de diffuser des prescriptions constructives simples, de souligner que les exigences réglementaires peu
contraignantes n’entraînent pas d’inconstructibilité et de préconiser des recommandations pour une gestion de l’environnement proche de la maison afin de limiter les mouvements différentiels liés aux variations hydriques.
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L’exemple des Bouches-du-Rhône |
Les Bouches-du-Rhône font partie des départements fortement touchés par le phénomène de retrait-gonflement des argiles. La cartographie de l’aléa a été terminée par le BRGM en juillet 2004. 50 communes sur les 119 que compte le département ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour ce phénomène au moins une fois entre mai 1989 et juin 2002.
La carte d’aléa établie, après prise en compte de la susceptibilité géologique des formations et de leur sinistralité, classe 1,7 % de la superficie du département en aléa fort, 6,6 % en aléa moyen et 65 % en aléa faible. Cette carte est consultable sur le site www.argiles.fr.Comme suite à la réalisation de cette étude, plusieurs actions de prévention ont été entreprises :
- réunion d’information organisée, le 12 avril 2005 par la Préfecture et la DDE, avec le BRGM, pour sensibiliser les élus de 18 communes sur lesquelles des Plans de Prévention des Risques ont été ensuite prescrits, le 6 juillet 2005,
- réalisation en cours, avec participation du BRGM, d’un document questions-réponses pour mieux répondre aux préoccupations du public lors de la phase de concertation,
- projet de réalisation d’une plaquette d’information par la DDE.
Par ailleurs, l’Agence Qualité Construction a organisé le 11 mars 2005 à Marseille une réunion interprofessionnelle des acteurs de la construction destinée à sensibiliser les constructeurs, bureaux d’études, promoteurs, architectes et assureurs sur la prévention de ce risque.
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Carte d’aléa retrait-gonflement des argiles dans le département des Bouches-du-Rhône
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L'exemple du Loiret |
Le Loiret fait partie des départements fortement touchés par le phénomène de retrait-gonflement des argiles. La cartographie de l’aléa a été terminée par le BRGM en octobre 2004 : 182 communes sur les 334 que compte le département ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour ce phénomène au moins une fois entre mai 1989 et septembre 2003. Certaines communes ont été reconnues 7 fois en état de catastrophe naturelle pendant cette période.
La carte d’aléa, établie après prise en compte de la susceptibilité géologique des formations et de leur sinistralité, classe 8,8 % de la superficie du département en aléa fort, 43,5 % en aléa moyen et 38,6 % en aléa faible. Cette carte est consultable sur le site www.argiles.fr , tout comme celles des 5 autres départements de la région Centre.
Par ailleurs, l’Agence Qualité Construction a organisé le 3 mars 2005 à Orléans une réunion interprofessionnelle des acteurs de la construction destinée à sensibiliser les constructeurs, bureaux d’études, promoteurs, architectes et assureurs sur la prévention de ce risque. |
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Carte d’aléa retrait-gonflement des argiles dans le département du Loiret
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L'exemple du Tarn-et-Garonne |
Le Tarn-et-Garonne fait partie des départements fortement touchés par le phénomène de retrait-gonflement des argiles et il est actuellement le département le plus avancé dans les actions de prévention réglementaire de ce risque, puisque toutes les communes ont fait l’objet d’un plan de prévention des risques retrait-gonflement sur la base de la cartographie de l’aléa, terminée par le BRGM en novembre 2002. 152 communes sur les 195 que compte le département ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour ce phénomène au moins une fois entre 1989 et 1998.
La carte d’aléa, établie après prise en compte de la susceptibilité géologique des formations et de leur sinistralité, classe 32,5 % de la superficie du département en aléa moyen et 48,5 % en aléa faible. Cette carte est consultable sur le site www.argiles.fr.
Comme suite à la réalisation de cette étude, des Plans de Prévention des Risques (PPR) spécifiques au retrait-gonflement ont été prescrits dans les 195 communes du département. Après une phase de concertation avec la population et les élus en avril et mai 2004, les PPR ont été approuvés le 25 avril 2005 par arrêté préfectoral.
Par ailleurs, l’Agence Qualité Construction a organisé le 14 avril 2005 à Toulouse une réunion interprofessionnelle régionale des acteurs de la construction destinée à sensibiliser les constructeurs, bureaux d’études, promoteurs, architectes et assureurs sur la prévention de ce risque.
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Carte d’aléa retrait-gonflement des argiles dans le département du Tarn-et-Garonne
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| L'exemple du Val-d'Oise |
Le Val d’Oise fait partie des départements fortement touchés par le phénomène de retrait-gonflement des argiles. La cartographie de l’aléa a été terminée par le BRGM en juillet 2004. 50 communes sur les 185 que compte le département ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour ce phénomène au moins une fois entre juin 1989 et septembre 1998.
La carte d’aléa, établie après prise en compte de la susceptibilité géologique des formations et de leur sinistralité, classe 5,7 % de la superficie du département en aléa fort, 13,8 % en aléa moyen et 65,1 % en aléa faible. Cette carte est consultable sur le site www.argiles.fr.
Comme suite à la réalisation de cette étude, plusieurs actions de prévention ont été entreprises :
- réunion d’information organisée le 29 juin 2005 par la Préfecture et la DDE, avec le BRGM et l’Agence Qualité Construction, pour sensibiliser les élus au phénomène,
- réalisation d’une plaquette d’information à destination, entre autres, de toutes les personnes déposant une demande de permis de construire dans les communes concernées par l’aléa.
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Carte d’aléa retrait-gonflement des argiles dans le département du Val d’Oise
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Des dommages
importants...
En l’espace de dix ans, ce risque
naturel est devenu en France, dans le cadre du régime des
catastrophes naturelles, la deuxième cause d’indemnisation, par les
montants engagés, derrière les inondations.
Le montant total des remboursements
effectués à ce titre était estimé fin 2002 (donc sans compter les
effets de la sécheresse observée courant 2003) par la Caisse
Centrale de Réassurance à 3,3 milliards d’Euros. On mesure donc
toute l’importance des cartes d’aléa et des PPR dont la mise en
œuvre devrait permettre dorénavant de prendre réellement en compte
ce phénomène lors de la construction de nouvelles maisons et donc de
diminuer significativement le nombre des sinistres, coûteux pour la
collectivité et traumatisant pour les victimes.
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… mais des mesures de prévention simples et peu coûteuses
Il est en effet possible de construire,
sans surcoût notable, même dans des zones où l’aléa
retrait-gonflement est considéré comme élevé. Il suffit pour
cela :
d’approfondir les fondations
pour qu’elles soient ancrées dans un terrain peu sensible aux
variations saisonnières d’humidité ;
d’homogénéiser ces profondeurs
d’ancrage pour éviter les dissymétries (en particulier sur les
terrains en pente) ;
de réaliser un trottoir étanche
autour de la maison pour limiter l’évaporation à proximité
immédiate des façades ;
de maîtriser les eaux de
ruissellement et les eaux pluviales pour éviter leur infiltration au
pied des murs ;
de ne pas planter d’arbres trop
près de la maison …
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| Qu'est-ce
que le retrait-gonflerment des argiles |
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Un matériau argileux a
une consistance qui se modifie en fonction de sa teneur en eau.
Il est dur et cassant lorsquil est desséché, plastique et
malléable à partir dun certain degré dhumidité. Ces
modifications de consistance saccompagnent aussi de variations
de volume dont lamplitude peut être parfois spectaculaire.
En climat tempéré, les
argiles sont souvent proches de leur état de saturation et leur
potentiel de gonflement est relativement limité. En revanche,
elles sont souvent éloignées de leur limite de retrait, ce qui
explique quen Europe la plupart des désordres liés au
retrait-gonflement sobservent après une sécheresse intense et
prolongée. |
En
période sèche, la tranche la plus superficielle du sol (1 à
2 m de profondeur) est soumise à lévaporation. Se produit
alors un retrait des argiles qui se traduit verticalement par un
tassement du sol et horizontalement par louverture de fissures
de retrait, à linstar de ce que lon peut observer dans une
mare qui sassèche. Ce sont ces mouvements de terrain,
généralement non uniformes, qui provoquent la fissuration des
maisons individuelles, structures légères, fondés souvent de
manière très superficielle ou hétérogène, ce qui les rend
particulièrement vulnérables.
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