| La sécheresse est une déficience conjoncturelle des apports d'eau par les pluies, établie par rapport à une valeur de référence. La sècheresse est relative : au mois, à l'année. Un mois de mars sec peut être plus pluvieux qu'un mois d'août sec. Il y a des périodes de sécheresse, des années ou des décennies sèches - ou du moins déficitaires -. Un mois sans pluie en Bretagne est dit sec, huit mois sans pluies à Niamey sont un état « normal ».
Par rapport à des pluies toujours irrégulières, la valeur moyenne est une notion abstraite faite d'années diversement arrosées. L'année moyenne est un événement rare, en particulier sous les climats tempérés, par définition variables. Les situations s'écartent souvent de la moyenne, tout en restant dans la normalité.
L' aridité est une caractéristique permanente du climat, définissable par des valeurs de pluie et de température. Par rapport à une valeur moyenne, qui sera faible, un pays aride peut aussi présenter des sécheresses.
La désertification est un phénomène lié à l'activité humaine qui frappe en premier les milieux naturels les plus fragiles. Elle est favorisée par la sécheresse ou les séquences d'années sèches, mais elle est surtout causée par le surpâturage, la déforestation, la mauvaise gestion des sols.
On distingue plusieurs degrés dans le déficit en eau sous climat tempéré : la sècheresse agricole, déficit temporaire qui touche les premiers décimètres de sol, le déficit saisonnier ou pluri saisonnier qui voit les petites et moyennes nappes baisser, le déficit pluri-annuel qui touche enfin les nappes à forte inertie. Mais en aucun cas on ne relève d'assèchement de nappe.
On peut temporairement surexploiter les nappes à réserves importantes pour pallier les effets d'un déficit superficiel, mais il faut savoir que la baisse de niveau provoquée peut pénaliser d'autres usages, ou toucher l'intégrité de milieux écologiques sensibles. On bascule alors vers le suivi des milieux périphériques aux nappes. Si les effets périphériques négatifs sont supportables ou insignifiants, rien n'interdit de jouer sur la capacité régulatrice pluri-annuelle des nappes, en les sur-exploitant de manière contrôlée mais dans tous les cas exceptionnelle. Il faut en effet que hors période de stress hydrique le stock se reconstitue. |