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LES PRINCIPAUX TYPES DE NAPPES
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Les eaux souterraines n'existent que parce que les roches comportent des vides : petits espaces inter-granulaires, prorosité de la matrice rocheuse, fissures, failles. C'est en occupant ces vides, qui communiquent entre eux et constituent entre 1‰ et 15% du volume des roches, que l'eau devient nappe c'est-à-dire une masse dispersée, mais continue, plus ou moins directement en relation avec la surface du sol et généralement en écoulement lent sous l'effet de la pesanteur. Il existe plusieurs types de nappes selon la nature de la roche-réservoir et sa position géologique dans le sous-sol.
Les grandes nappes libres des formations sédimentaires
Elles sont contenues en propre dans des roches poreuses et perméables, d'origine sédimentaires (sable, craie, calcaire) jadis déposées en vastes couches. Elles peuvent contenir de 50 à 100 l d'eau par mètre cube. Les forages peuvent délivrer à peu près de 50 à 200 mètres cubes d'eau à l'heure.
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Les nappes libres

La surface supérieure de l'eau fluctue dans le sol sans contrainte. Il n'y a pas de « couvercle » imperméable au toit du réservoir, qui est en communication avec la surface du sol, et la pluie efficace peut l'alimenter par toute la surface.
Certaines nappes sont contenues dans des plateaux calcaires où les vides sont surtout des fissures élargies par la dissolution, parfois jusqu'à la taille de gouffres et de cavernes. Ce sont des karsts. Ils peuvent donner lieu à de grosses sources (Fontaine de Vaucluse), mais comme les vides contenant l'eau sont grands et peu nombreux, la réserve s'écoule vite et le débit des sources varie parfois de 1 à 100 au cours de l'année. Dans les régions méditerranéennes, beaucoup de ces sources tarissent en fin d'été.

Résurgence de la fontaine du Vaucluse (ph. François Michel)

   
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Les nappes captives

Elles sont contenues dans les mêmes types de roche, mais sont recouvertes par au moins une couche géologique imperméable qui confine l'eau. Celle-ci est alors sous pression et peut jaillir dans des forages dits artésiens. L'alimentation ne peut se faire que par des zones d'affleurement limitées, périphériques, ou des communications souterraines. Quand moins de 5 % de ces eaux sont renouvelées à l'année, on dit que ces nappes sont fossiles. Elles sont comparables à des « mines d'eau », épuisables ; c'est le cas des nappes en pays désertiques.
Les nappes captives sont souvent profondes, voire très profondes (1000 m et plus). On peut les exploiter pour la géothermie. Sous Paris, il existe au moins 7 nappes superposées, captives, potentiellement exploitables, et une nappe libre, la plus superficielle.

Source artésienne de Port-en-Bessin (ph. François Michel)

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Les nappes alluviales

Elles sont contenues dans les grands épandages de limons, sables et graviers des fleuves et des rivières. Le réservoir étant étroit, allongé et souvent sinueux, ces nappes suivent la même géométrie. Elles sont souvent en communication avec une nappe de formation sédimentaire sous-jacente plus vaste.

Ces nappes fournissent 60 % des eaux souterraines captées en France, en particulier grâce à leur facilité d'accès et leur bon débit. Elles sont l'intermédiaire et le lieu d'échanges entre les grandes nappes des plateaux et coteaux et les cours d'eau. C'est à travers ces nappes alluviales que les grands flux issus des nappes libres rejoignent les rivières, puis la mer.

Parfois, ce sont les rivières qui cèdent de l'eau aux nappes alluviales. Ce phénomène est rare et localisé en France mais habituel dans les oueds des pays arides.

Appareil de mesure d'un puits alluvial (ph. Nicolas Pedron)

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Les nappes des roches dures fissurées
En Bretagne par exemple, les roches dures, fissurées, constituent un type de réservoir aquifère aux capacités modestes mais l'eau qu'on y exploite est souvent suffisante pour les petites collectivités et les agriculteurs. L'eau y est stockée à proximité de la surface du sol et ce sont les failles et fractures de la roche dure qui permettent un écoulement vers les ouvrages de captage.
 


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