Les données de base collectées sur les réseaux ou à la faveur des exploitations doivent être interprétées et traitées pour devenir des informations. Les traitements numériques des données variables dans le temps conduisent à l'estimation des termes saisonniers du bilan d'eau et sont valorisés à la faveur de bulletins de situation.
La reprise de ces données dans des Systèmes d'Information Géographique (SIG) permet de les combiner avec des données d'autres natures (données sur l'environnement, d'occupation des sols, économiques...) et de produire automatiquement des cartes thématiques. Ces cartes, en montrant dans l'espace la répartition des différents paramètres à prendre en considération, constituent des arguments très utiles à la prise de décision par les responsables de la gestion de l'eau.
Les données à caractère géographique peuvent être traitées à l'aide de modèles de simulation. Ces modèles permettent de comprendre et de vérifier le comportement d'une nappe. Utilisés en vue de "prospective", ils permettent de prévoir la réponse progressive d'une nappe à une séquence pluviométrique récente et aux prélèvements qui y sont effectués. Ils permettent également de prévoir le débit d'étiage des cours d'eau qui drainent ces nappes. Ils permettent surtout de tester sans recourir à des essais en vraie grandeur les effets d'une modification de l'exploitation d'une nappe. Tester des solutions nouvelles tout en évaluant l'efficacité opérationnelle et les dimensions sociales et économiques sont les voies actuelles du développement de cette science qu'est la gestion des nappes. |