Contexte
Aujourdhui, la nécessité de gérer les ressources en eau
est admise à léchelle de lEurope, dun pays ou au niveau local. Dans le
contexte de sécheresse persistante du Sud de lEurope, lUnion Européenne a
développé le projet MEDALUS ("Mediterranean Desertificationand Land Use")
visant à :
prédire limpact de leffet de serre
sur les régions sèches de la Méditerranée ;
évaluer cet impact sur le couvert végétal, les
sols et la ressource en eau ;
estimer limpact socio-économique des
phénomènes étudiés.
Un des sites retenus en France est la nappe
alluviale de la Garonne en Lot-et-Garonne compte tenu de la motivation des partenaires
concernés, des problèmes de ressource en eau de la région et des conditions
géologiques et hydrogéologiques.
Les cycles de recharge aléatoires de printemps et
dautomne ne permettent pas de stocker, dans la nappe alluviale dépaisseurs
restreintes, les ressources nécessaires aux irrigations : dhiver, pour la lutte contre le gel par
aspersion ;
dété, pour lirrigation des cultures
fruitières, maraîchères et en plein champ.
Objectif
Lobjectif de cette étude était de vérifier la faisabilité dune
utilisation différée dans le temps dun volume deau emmagasiné en saison
pluvieuse.
Programme
Phase 1 : sélection dun site approprié (installation déquipements
dévaluation de la capacité de stockage de la zone non saturée ; analyse et
interprétation des informations collectées en termes daccessibilité, de
disponibilité spatiale et denvironnement géologique).
Phase 2 : réalisation sur site dun test
scientifique de recharge artificielle à partir deau de surface prélevée dans le
canal du Midi et injectée par un fossé de 1 km atteignant le toit de laquifère en
zone non saturée.
Phase 3 : analyse et validation des données et
extrapolation des résultats par le biais dun modèle numérique. Résultats Pendant 48 jours, un volume total de 132 000 m3 a été injecté à partir deau
de surface. Le volume disponible est estimé à 80 000 m3 un mois après larrêt de
linjection et à 30 000 m3 deux mois plus tard, ceci réparti sur une surfacede 1,5
km².
Les contrôles chimiques ont montré une amélioration de
la qualité des eaux par dilution des nitrates et des phosphates. Par contre, le pH
augmente et des risques de contaminations bactériologiques sont possibles pour
lalimentation en eau potable dhabitations isolées non raccordées.
Totalement adapté au fonctionnement réel du système
hydrodynamique, ce modèle est en mesure dêtre intégré aux procédures de gestion
locale des ressources en eau. Partenaires
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Union Européenne (programme MEdalus : zones arides).
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Ministère de lIndustrie.
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Ministère de lEnvironnement.
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Conseil Général du Lot-et-Garonne.
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Agence de lEau Adour-Garonne.
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Association Climatologique de la Moyenne Garonne.
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