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Etude des possibilités de recharge artificielle des nappes alluviales

Application à la nappe alluviale de la Garonne en Lot-et-Garonne

 

Utilisation en période de sécheresse d’un volume d’eau emmagasiné en saison pluvieuse

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Source : rapport BRGM R 39030

 

Contexte 

Aujourd’hui, la nécessité de gérer les ressources en eau est admise à l’échelle de l’Europe, d’un pays ou au niveau local. Dans le contexte de sécheresse persistante du Sud de l’Europe, l’Union Européenne a développé le projet MEDALUS ("Mediterranean Desertificationand Land Use") visant à :

•prédire l’impact de l’effet de serre sur les régions sèches de la Méditerranée ;

•évaluer cet impact sur le couvert végétal, les sols et la ressource en eau ;

•estimer l’impact socio-économique des phénomènes étudiés.

Un des sites retenus en France est la nappe alluviale de la Garonne en Lot-et-Garonne compte tenu de la motivation des partenaires concernés, des problèmes de ressource en eau de la région et des conditions géologiques et hydrogéologiques.

Les cycles de recharge aléatoires de printemps et d’automne ne permettent pas de stocker, dans la nappe alluviale d’épaisseurs restreintes, les ressources nécessaires aux irrigations :

•d’hiver, pour la lutte contre le gel par aspersion ;

•d’été, pour l’irrigation des cultures fruitières, maraîchères et en plein champ.

Objectif

L’objectif de cette étude était de vérifier la faisabilité d’une utilisation différée dans le temps d’un volume d’eau emmagasiné en saison pluvieuse.

Programme

•Phase 1 : sélection d’un site approprié (installation d’équipements d’évaluation de la capacité de stockage de la zone non saturée ; analyse et interprétation des informations collectées en termes d’accessibilité, de disponibilité spatiale et d’environnement géologique).

•Phase 2 : réalisation sur site d’un test scientifique de recharge artificielle à partir d’eau de surface prélevée dans le canal du Midi et injectée par un fossé de 1 km atteignant le toit de l’aquifère en zone non saturée.

•Phase 3 : analyse et validation des données et extrapolation des résultats par le biais d’un modèle numérique.

Résultats

Pendant 48 jours, un volume total de 132 000 m3 a été injecté à partir d’eau de surface. Le volume disponible est estimé à 80 000 m3 un mois après l’arrêt de l’injection et à 30 000 m3 deux mois plus tard, ceci réparti sur une surfacede 1,5 km².

Les contrôles chimiques ont montré une amélioration de la qualité des eaux par dilution des nitrates et des phosphates. Par contre, le pH augmente et des risques de contaminations bactériologiques sont possibles pour l’alimentation en eau potable d’habitations isolées non raccordées.

Totalement adapté au fonctionnement réel du système hydrodynamique, ce modèle est en mesure d’être intégré aux procédures de gestion locale des ressources en eau.

Partenaires

bullet Union Européenne (programme MEdalus : zones arides).
bullet Ministère de l’Industrie.
bullet Ministère de l’Environnement.
bullet Conseil Général du Lot-et-Garonne.
bullet Agence de l’Eau Adour-Garonne.
bullet Association Climatologique de la Moyenne Garonne.