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Saprolite nickélifère. Minerais quadrillé : brèche à éléments de saprolite (ocre) et à ciment de garniérite (vert) (Mine de Bonini, Poro, Nouvelle Calédonie, 2010). © BRGM - Valérie Laperche

Nouvelle-Calédonie: stocker le CO2 dans les déchets de production de nickel

08.03.2016
En Nouvelle-Calédonie, le BRGM et ses partenaires ont testé un procédé de stockage du CO2 dans les déchets de l’industrie du nickel. Une ressource valorisable qui se compte en millions de tonnes.

Dans le cadre du projet Carboscories, dont les résultats ont été présentés le 4 mars 2016 à Nouméa, le BRGM et ses partenaires ont effectué des tests en laboratoire pour mettre au point un nouveau procédé de stockage du CO2.

L’objectif est de tirer partie des déchets, ou "scories", produits par l’industrie du nickel en Nouvelle-Calédonie. Cette ressource, qui représente une production de 3 millions de tonnes par an, est déjà valorisée à l’heure actuelle, par exemple pour des remblais. Un projet réalisé sous l’égide de l’Agence nationale de la recherche de 2009 à 2012 avait montré qu’elle a la capacité de fixer le CO2.

Site de stockage des scories de la SLN

Site de stockage des scories de la SLN. © BRGM

Des résultats concluants pour les essais en laboratoire

Le projet Carboscories, co-financé par le CNRT "Nickel et son environnement" et le BRGM, a permis de tester un procédé innovant dit d’"attrition lixiviante", permettant d’améliorer la fixation du CO2 par les scories.

Mené avec deux partenaires académiques (LGC de Toulouse et UPMC) et le soutien de deux partenaires industriels (SLN et KNS), le projet a donné des résultats encourageants en laboratoire, sur des quantités réduites (moins de 50 g). La prochaine étape est la validation de ces résultats en changeant d’échelle, grâce à un pilote de démonstration d’une capacité de plusieurs litres.

POUR ALLER PLUS LOIN

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BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34