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Le stockage du charbon au jour. © BRGM - Charbonnages de France

Gaz de houille : BRGM et INERIS publient une analyse des risques et impacts

07.11.2013
Le BRGM et l’INERIS ont établi, à la demande du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, une synthèse technique de l’état des connaissances scientifiques sur l’exploitation du gaz de houille.

Le BRGM et l’INERIS (Institut national de l'environnement industriel et des risques) ont été sollicités en mars 2013 par le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie pour établir une synthèse sur l’exploitation du gaz de houille.

Les deux organismes viennent de publier un état des connaissances scientifiques disponibles sur l’exploitation de tels gisements, les techniques associées et leurs impacts tant sur le plan des risques industriels que sur l’environnement.

Le gaz de houille : du méthane au sein de gisements houillers

Les gisements houillers non exploités contiennent des quantités plus ou moins importantes de gaz naturel. Ce gaz correspond à la partie résiduelle du gaz produit dans le passé (à l’échelle des temps géologiques), lors de la transformation de la matière végétale en charbon. Il est composé majoritairement de méthane (jusqu'à 95, voire 99%), gaz inodore, incolore et plus léger que l'air.

L’exploitation du gaz de houille présente deux différences essentielles par rapport aux méthodes d’exploitation classiques d’hydrocarbures : l’implantation de forages horizontaux pour améliorer la productivité, et dans la plupart des cas, le recours à des techniques pour augmenter la perméabilité de la roche et faciliter la récupération du gaz (fracturation hydraulique ou stimulation du massif rocheux).

Une étude bibliographique issue des retours d’expérience à l’étranger

Le rapport publié par le BRGM et l’INERIS s’appuie sur une synthèse bibliographique centrée sur les retours d’expérience disponibles à propos du déploiement de la filière "gaz de houille" dans les principaux pays producteurs. La filière est notamment développée depuis une trentaine d’années aux Etats-Unis, au Canada et en Australie.

Améliorer la connaissance des risques

L’analyse des risques et des impacts environnementaux menée par le BRGM et l’INERIS fait ressortir des points sensibles : fuite sur compresseur et canalisation, risques de migration de gaz, impacts sanitaires, nuisances relatives à l’usage du sol. Il en ressort la nécessité d’une amélioration des connaissances de certains risques. En effet, la plupart des points classés sensibles le sont du fait de l’absence de données scientifiques disponibles.

Des pistes de recherche

Le BRGM et l’INERIS mettent en avant le besoin d’acquérir des connaissances génériques dans plusieurs domaines : l’étude des interactions charbon-eau-gaz, l’impact sur les aquifères, l’évaluation de la toxicité des composés organiques potentiellement mis en solution, l’analyse des situations accidentelles ou "dégradées" connues (notamment sur le continent nord-américain), l’étude du bilan carbone de la filière, etc.

Les deux organismes insistent également sur l’intérêt d’avoir accès aux équipements et projets industriels afin d’acquérir des connaissances spécifiques aux sites, qui permettraient d’évaluer les réserves disponibles en France, de caractériser la nature des charbons, d’estimer l’impact sur la ressource en eau et d’analyser les contraintes sur l’occupation des sols.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger le rapport "Synthèse sur les gaz de houille : exploitation, risques et impacts environnementaux"

BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34